La mondialisation totalitaire

Mondialisation et totalitarisme : les deux termes semblent antinomiques, le totalitarisme étant resté dans nos mémoires comme une hypertrophie du nationalisme.
La mondialisation devrait donc apparaitre comme une libération, la garantie de ne plus retomber dans les travers du passé. Or, nous n'avons jamais autant subi un tel conditionnement de nos idées et de nos actes, un tel rejet de tout ce qui n'entre pas dans les vues du politiquement correct comme du réalisme économique. Sous nos yeux se met en place un système insidieux, souriant, en réalité phagocytaire.

Délocalisations, destruction des emplois, concurrence déloyale, concentration des entreprises, laxisme en matière d'immigration, complaisance avec le communautarisme, le but est clair : asservir Nations et Etats, araser les particularismes, saper la démocratie, abaisser le niveau culturel, uniformiser les modes et les goûts pour parvenir à une gouvernance mondiale sans précédent.

Parallèlement à la transformation des peuples occidentaux en consommateurs passifs et assistés, gavés de fêtes et de jeux, est mis en place une exploitation forcenée du tiers-monde, de ses richesses et de ses travailleurs. Cette main-d'œuvre servile est le ressort de l'enrichissement accru des puissants, ceux qui se nourrissent de la misère des pauvres, la privation du nécessaire des uns, ajoutant à l'abondance des autres.

Un totalitarisme d'un nouveau genre qui, depuis des décennies, tisse sa toile : au totalitarisme politique a succédé le totalitarisme économique et financier, à la violence d'Etat le conditionnement par le marketing, les images et les nouvelles technologies.

Dans cet essai argumenté, Olivier Piacentini décortique l'avènement des nouvelles puissances financières, qui, ayant supplanté le pouvoir des Etats, déroulent un programme de domination planétaire qui prétend changer le cours de la vie humaine, voire transformer l'humain. Une perspective glaçante que voilà cinquante ans avaient pressentie Aldous Huxley et Georges Orwell. < En lire plus

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Annuaire2025 a dit…
Olivier Piacentini, 47 ans, a vécu son enfance en Corse. En 1993, il décroche le Diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris section économie et finances. Après avoir fait carrière dans la banque puis dans l’audit financier, il fonde en 2001 un cabinet de conseil spécialisé dans l’assistance financière et juridique des créateurs d’entreprises. Marié en 2002 à une princesse béninoise, il est amené à voyager à travers l’Afrique et prend conscience que la jeunesse, la créativité, l’appétit de croissance ont désormais changé d’hémisphère. Passionné d’Histoire, de géopolitique et d’économie, il signe en 2016 son premier essai : Vers la chute de l’Empire occidental publié aux Editions de Paris. Il est membre de la commission des affaires étrangères du Carrefour de l'Horloge. Il contribue à de nombreuses émissions radiophoniques, en particulier sur les antennes de Radio Courtoisie et de Sud Radio où il est fréquemment invité pour s'exprimer sur des sujets de politiques française, d'économie ou de relations internationales.

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