dimanche 12 janvier 2020

Des marchés et des dieux: Quand l'économie devient religion


2007-2008 : la crise des subprimes plonge le monde dans la stupeur.

✅  Personne, ou presque, ne l’a vue venir, et surtout pas les économistes mainstream. L’économie n'était-elle pas censée être une science infaillible ? Peut-être est-ce tout le contraire. Dans l’Occident post-religieux, le discours économique semble avoir pris la place du sacré. Ce culte a pour principe divin le Marché, incarné par une multitude de Marchés dont l’appétit n’est apaisé que par la croissance.

Il a pour valeur cardinale la liberté d’entreprendre, pour idéal l’équilibre et pour credo l’infinitude du monde, condition à la satisfaction des dieux. Il a ses temples, ces grandes bâtisses d’allure gréco-romaine où valsent les indices, reflets des humeurs divines changeantes  . Il a ses rites de consommation ; il a son clergé, la finance, et ses archiprêtres, les grands banquiers centraux, seuls capables d’apaiser la colère des dieux.

Progressivement, depuis le XVIIIe siècle, l’économie a acquis l’autorité dont était investie la religion. Elle ne s’attaque plus à l’astronomie et à la biologie, comme le christianisme avant elle, mais s’en prend à l’écologie et à toutes les sciences qui fixent des limites au Marché. Le nouveau Jupiter, c’est lui. Une fascinante enquête historico-économique à la recherche des ressorts profonds du système économique qui nous régit.  En savoir +

1 commentaire:

rosmade a dit…

Biographie de l'auteur
Né en 1973, Stéphane Foucart est journaliste et chroniqueur au quotidien Le Monde. Spécialiste des questions de sciences et d’environnement, il a publié Le Populisme climatique (Denoël, 2012; Folio 2015), La Fabrique du mensonge (Denoël, 2013 ; Folio, 2014) et La Guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? (Vuibert, 2014).